Je venais tout juste d’avoir 42 ans lorsque j’ai eu mon intervention. Jusqu’alors mes règles devenaient chaque mois de plus en plus douloureuses. Juste avant l’opération, c’était carrément extrême, jusqu’à devenir insoutenable.
Avant ce problème, j’étais une femme plutôt active avec un travail à plein temps, une maison à entretenir… Je passais aussi beaucoup de temps avec mes amis et ma famille. Bref, j’étais vraiment dynamique ! Les derniers temps avant l’intervention, je me suis retrouvé complètement limitée.
Quelques semaines après avoir fêté mes 40 ans, je me suis rendue chez mon gynécologue à l’occasion de mon rendez-vous annuel. Je lui ai parlé de mes règles particulièrement pesantes. Il m’a dit que cela pouvait provenir de plusieurs facteurs comme l’âge. Il m’a tout de même fait passer plusieurs examens, dont une échographie et une IRM. Il s’est avéré que je souffrais de fibromes utérins.
Les principaux symptômes que j’ai ressentis étaient des règles douloureuses et abondantes. J’ai aussi eu quelques problèmes d’incontinence. Apparemment, les fibromes faisaient pression dessus et me provoquaient de fréquentes envies d’uriner.
Au départ, les seules options que l’on m’a proposées étaient la myomectomie ou l’hystérectomie. Alors que je tentais de faire mon choix parmi les solutions proposées par mon gynécologue, j’ai entendu parler de l’embolisation.
J’ai alors rencontré un médecin qui pratiquait cette technique. Après avoir étudié les résultats de mon IRM, il m’a dit que mon cas était adapté à l’embolisation. De mon côté, j’ai estimé que c’était la meilleure solution pour moi. Ce n’est certainement pas le cas pour tout le monde, mais c’est en tous cas une procédure qui mérite d’être considérée au même titre que les autres.
La différence entre mon style de vie avant et après l’embolisation est incomparable. Mes symptômes s’étaient fortement détériorés juste avant mon intervention. En plus d’être douloureuses, mes règles étaient devenues irrégulières et du coup, elles étaient imprévisibles. Lorsqu’elles se déclenchaient, je ne pouvais plus aller nulle part. J’étais tout simplement bloquée chez moi ! J’avais peur de sortir et je focalisais dessus. A la détresse physique est venu s’ajouter la détresse émotionnelle. Le mois suivant l’intervention, tout avait changé !
Je suis restée sous traitement encore pendant six mois après l’intervention. Lorsque j’ai arrêté, je n’avais plus aucun symptôme. C’est vraiment le jour et la nuit !