Fibrome utérin : un impact méconnu (La nouvelle République)

> 20/12/2017

Le fibrome utérin est une tumeur bénigne.

« Elle se développe au sein du myomètre, le muscle de la paroi utérine, explique le Pr Hervé Fernandez, chef de service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital de Bicêtre (AP-HP). C’est une tumeur musculaire lisse extrêmement fréquente qui n’est pas forcément une maladie. Seulement un tiers des fibromes utérins se manifestent par des symptômes. »
Parmi ces derniers, les saignements pendant et en dehors des règles sont souvent considérés comme la manifestation la plus importante du fibrome utérin. Pourtant, ce n’est pas la seule. Près de 40 % des femmes déclarent des douleurs et des crampes au ventre en dehors des règles, 39 % ressentent une importante fatigue. Enfin 30 % des femmes rapportent de fréquentes envies d’uriner et 22 % des gênes ou des douleurs pendant les rapports sexuels.
Autant de symptômes qui perturbent leur vie quotidienne. « Sur une échelle de 1 à 10, on estime en moyenne que la gêne liée au fibrome utérin s’établit à 6 », précise le Pr Fernandez. Un tiers des patientes affirment que leur sexualité et leur désir sont perturbés.
L’enquête révèle enfin une connaissance très relative du fibrome utérin. Une femme sur deux seulement est capable de donner une définition correcte de la maladie. Logiquement, les idées reçues autour du fibrome foisonnent. « Je suis très inquiet sur ce point, notamment par rapport aux réseaux sociaux qui véhiculent de fausses informations », conclut le Pr Fernandez.

Source : La Nouvelle République