Fibromes utérins : quelles solutions ?

> 10/04/2017

Douleurs, règles très abondantes, cette pathologie qui atteint de nombreuses femmes entre 30 et 55 ans bénéficie d’une meilleure prise en charge. Sans forcément qu’il y ait d’opération à la clé.

Cet amas de fibres musculaires dans l’utérus touchent jusqu’à 40% des femmes entre 30 et 55 ans. S’ils évoluent la plupart du temps en silence, dans 30% des cas, les symptômes existent et ils sont extrêmement gênants. Douleurs, règles très abondantes, ballonnements, envie fréquente d’uriner, selon la localisation du fibrome et sa taille, les manifestations peuvent être diverses. D’après l’étude « Les Mots des Maux » réalisée par Ipsos Public Affairs et Gedeon Richter, une patiente sur 4 s’estiment très gênée par son fibrome. Et cette gêne a des répercussions sur sa vie sexuelle mais aussi sentimentale, professionnelle et familiale. 64% des femmes souffrant d’un fibrome se disent fatigués et stressées. Des règles douloureuses étant parfois considérée avec peu de sérieux par le milieu médical, les femmes attendent en moyenne près de 2 ans entre les premiers symptômes et le diagnostic.

Une prise en charge au cas par cas

Selon le Pr Hervé Fernandez, chirurgien gynécologue et obstétricien à l’hôpital Kremlin-Bicêtre à Paris, si la patiente ne souffre pas, nul besoin d’examen complémentaire. Pas même une échographie. Le médecin informe la femme sur cette pathologie, sachant que les fibromes régressent d’eux-même après la ménopause. 
En cas de douleurs, de règles abondantes…, une échographie s’avère nécessaire. Pour juger de l’abondance de leurs règles, le médecin utilise une échelle d’évaluation : le score PBAC (Pictorial Bleeding Assessment Chart) qui permet de mesurer la quantité de sang perdu pendant les règles bien plus sûrement qu’une appréciation subjective.

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